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Bien-être

Vicks, Smecta, Ginkgo… La nouvelle liste noire des médicaments dangereux

Certains médicaments fréquemment utilisés pourraient être plus dangereux pour la santé qu’efficaces pour les maux qu’ils soignent. La revue médicale Prescrire a mis à jour sa liste des médicaments dangereux pour 2020. Voici les 12 nouveaux entrants.

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maladie dangereux

La revue médicale Prescrire a publié, comme chaque année, sa liste noire des médicaments à éviter. Des médicaments dont la balance “bénéfice-risques” est évaluée et jugée insatisfaisante.

Dans cette version 2020 figurent 105 références dont les 12 nouveautés suivantes “car les effets indésirables auxquels ils exposent sont disproportionnés” :

  • Les médicaments contre les mots de gorge à base d’alpha-amylase (comme le Maxilase) pouvant entraîner des réactions allergiques sévères. Le Maxilase est également dans le viseur de L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) qui a préconisé, dans un point d’information du 28 novembre, de le délivrer uniquement sur demande au pharmacien.
  • Le Ginkgo biloba (Tanakan ou assimilés) prescrit pour traiter les troubles cognitifs chez les personnes âgées présente un risque de troubles digestifs, de convulsions et d’hémorragies.
  • Le naftidrofuryl (Praxilène et assimilés) prescrit lors d’une claudication intermittente ischémique liée à une artériopathie des membres inférieurs “expose à des céphalées, des œsophagites, des ulcérations buccales, des troubles cutanés, des lithiases rénales et des atteintes hépatiques parfois graves”.
  • Le pentosane polysulfate oral (Elmiron) prescrit en cas de vessie douloureuse “expose à des effets indésirables graves” tels que des tromboses.
  • La pentoxyvérine, que l’on retrouve dans les sirops antitussifs Vicks sirop pectoral 0,15 % et Clarix toux sèche pentoxyvérine. Selon la revue Prescrire, ce composant “expose à des troubles cardiaques” et “à des réactions allergiques graves”.
  • Le ténoxicam (Tilcotil), un anti-inflammatoire non stéroïdien expose à “un surcroît de troubles digestifs et cutanés”.
  • La xylométazoline, un décongestionnant rhinopharyngé, indisponible en France mais commercialisé en Belgique et en Suisse, présente un risque de  troubles cardiovasculaires graves voire mortels.

Une liste à laquelle s’ajoutent des argiles médicamenteuses utilisées pour traiter les troubles intestinaux mais dont la contamination au plomb justifie de les éviter :

  • L’attapulgite (Actapulgite, ou en association dans Gastropulgite)
  • La diosmectite (Smecta ou autre)
  • L’hydrotalcite (Rennieliquo)
  • La montmorillonite beidellitique alias monmectite (Bedelix, ou en association dans Gelox)
  • Le kaolin (en association dans Gastropax et Neutroses).

La revue note également que le méphénésine (Décontractyl ou Décontracyl baume), présent dans sa liste de l’année passée, n’est plus commercialisé en France depuis juin 2019, l’Agence française du médicament (ANSM) ayant retiré ses autorisations de mise sur le marché. Ce médicament contre les contractures musculaires avait été pointé du doigt pour son risque de réactions allergiques graves et de “mésusage” pouvant entraîner une dépendance.

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